Le Célibataire Malgré Lui

03 mars 2011

La valse

Et tourne, et tourne la roue...

Une histoire vient, une autre part, on se lasse d'une et déjà l'ailleurs appelle. La quête d'une relation fonctionnelle revient parfois à chercher l'arlésienne. Quand l'amour est là, l'entente au quotidien ne suit pas toujours, et inversement, quand tout est beau sur le papier, on se ren compte que pour d'inexplicables raisons, les sentiments ne sont pas là.

Ce qui fait qu'une fois de plus, je m'approche de nouveau du célibat. Et je sens poindre comme une occasion extraordinaire et inespérée. Pour bien comprendre, voici venir le flashback romantique.

Nous sommes en 1998, je suis alors en terminale, et je jouis avec une satisfaction profonde des récents changements de ma personne, qui m'ont conduit de statut de "geek" (quand bien même ce terme était inexistant à l'époque) à celui de super lover du lycée. Je m'enivre de ces jeunes filles qui ne me regardaient pas un an plus tôt, tant et si bien que j'en deviens très con, et ouais. Du coup, à trop vouloir le beurre et l'argent du beurre, j'ai souvent foutu en l'air des histoires qui auraient pu marcher bien et longtemps.

Parmi celles-ci, la plus importante est celle de --- (qui n'a pas encore, et n'aura peut-être jamais de numéro dans la liste). --- était en seconde à l'époque moi en terminale, et nous naviguions dans deux sphères de contacts pas si éloignées l'une de l'autre. Je me souviens encore parfaitement de la première fois où j'ai croisé ses yeux bleus. De fil en aiguille, nous nous sommes rapprochés, et avons -presque- flirté le temps d'un après-midi. Je ne m'en rendais pas compte, mais ma soif de conquète se voyait outrageusement et --- a eu la grande intelligence de me refuser ce que j'estimais en ce temps pouvoir obtenir sans problème. 

Les années passèrent et je perdis --- de vue, jusqu'en 2003, lors de mon retour à Lyon. Tel un film romantique à 2 balles, nous nous sommes croisés par hasard dans une rue, le vent d'automne faisait voleter les feuilles mortes et après nous être dépassés l'un l'autre, le temps de comprendre qui nous venions de voir, nous nous sommes retournés avec une synchronicité parfaite pour nous dévisager, nous reconnaître, et nous observer avec une méfiance réciproque née de l'expérience des années passées.

Toujours est-il que nous avons continué à nous chercher, sans jamais nous trouver, car aucun de nous n'était célibataire en même temps, et qu'il nous fallait surmonter certaines défiances (pour elle : ne pas retomber dans les bras du dragueur que j'étais, pour moi : lui prouver que j'avais changé, ce qui n'était pas une mince affaire). Puis l'été dernier, elle s'est mariée. Et je m'étais résolu à tirer un trait sur elle, ne la gardant que dans mes proches amis.

Il advient alors la surprenante nouvelle, récemment, d'une séparation rapide, ferme et définitive, et le claquage de porte au nez du jeune mari certainement très surpris (mais qui aurait du le voir venir).

Me voici donc, en dépit de toute probabilité, dans la même fenêtre de célibat que --- qui semble être contente de me reovir sous peu et de "partager ensemble de nouvelles choses". Et c'est l'angoisse. Pourquoi l'angoisse ? Parce qu'elle appartient à ces très rares filles qui ne correspondent à aucun de mes critères habituels tout en ayant la possibilité de me rendre raide amoureux, et qu'il ne faudrait surtout pas que je merde cette histoire si elle devait advenir. Cela signifierait aussi perdre son amitié, et ce serait dramatique.

Dois-je tenter la chance, suivre mon coeur (si j'ose dire) ou m'abstenir au nom du principe de précaution ? Je vais vous dire, je vais la jouer comme d'habitude : je vais laisser venir. Nous allons nous voir, nous approcher, mais pas trop vite car une fin de mariage n'est jamais simple, et peut-être enfin, trouverons nous notre croisée des chemins.

Le cas échéant... La fenêtre se refermera, encre une fois, jusqu'à la prochaine fois.

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01 février 2011

Réminiscences

Aujourd'hui, 026 m'a appelé en me demandant si j'étais libre le weekend prochain.

Immédiatement, j'ai pensé que peut-être elle passerait à la maison, qu'on repasserait un weekend sympa, parce que son mec était probablement au Québec. Peut-être qu'elle avait besoin de respirer avant leur emménagement ensemble là-bas.

Je n'avais pas totalement tort. Son mec est bien au Québec, il y prépare leur emménagement, et elle profite d'un de ses derniers temps libre pour me revoir avant de partir. Une fois encore, alors que je pensais la page belle et bien tournée, l'idée de ne plus la revoir avant un très long moment me chamboule un peu. J'aurai pu dire non à passer une journée avec elle, mais j'ai évidemment dit oui.

Il n'est pas évident d'avoir été l'ami avant d'être l'amant, et l'amant avant d'être l'amoureux. encore moins aisé d'avoir été l'amoureux avant d'être le largué, et avec le temps de réussir à mettre ça entre parenthèse pour redevenir un ami capable de l'accompagner et d'être de bon conseil. Surtout quand lesdits conseils consistent à la rassurer quant à la continuité de sa nouvelle relation. Mais bon, faisant acte d'abnégation, car son bonheur compte plus à mes yeux que mon désir égoïste, j'ai fait de mon mieux pour être de bon conseil.

Tant et si bien que ce fichu déménagement québécois va bel et bien avoir lieu, alors que quelques semaines en arrière, elle flippait à mort et se demandait si leur relation n'allait pas s'arrêter là. et je me tiens là, à cette heure tardive, à me rendre compte que dans une semaine, je la reverrais sûrement pour la dernière fois. Avec aussi le sentiment profond qu'elle fait une connerie, mais quel ex pourrait dire avec objectivité "tu fais une erreur, j'étais mieux" et être pris au sérieux.

Ce n'est pas tant moi en fait. c'est son choix d'une relation qui finalement convient mieux à une certaine image sociale. Moins d'écart d'âge, mêmes emplois, salaires comparables, quelqu'un de politiquement plus correct à emmener en famille que... que moi. Ce sont ses doutes, ses frustrations qu'elle m'évoque parfois, sacrifiées sur l'autel d'un style de vie convenable et convenu, et de sacrifices mineurs mais qui pèsent de plus en plus avec le temps. Et maintenant, l'abandon de sa carrière professionnelle pour aller dans un pays où LUI a SON job, SES amis, mais elle rien. Prendre le risque d'un départ où il est gagnant quoiqu'il arrive et où elle sacrifie ce qu'elle a acquis, et son indépendance même.

Mais je suis l'ex, et dire ce genre de chose ne fait que donner l'impression que je tente de la reconquérir. Alors oui, je ne nie pas qu'étant donné mes sentiments, si elle revenait, je la reprendrais sans la moindre hésitation. Mais mes inquiétudes à son sujet sont sincères et dénuées d'objectifs personnels.

Alors certainement que samedi, au milieu des conversations légères et sans risque que nous aurons elle et moi, je prendrai quelques minutes pour lui dire 1. mes craintes sur sa vie et 2. ce qu'il subsiste de mes sentiments. Ca ne changera rien à rien, mais au moins n'aurai-je plus ça sur le coeur.

Après ça... combien de temps faudra-t-il pour que son fantôme cesse de hanter, même si la fréquence baisse chaque jour, chacune de mes relations ? Je ne saurai le dire. Mais je continue de croire que cela ne durera plus très longtemps. 

Il faut bien qu'il y aie une fin et que l'insouciance revienne. Non ?

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17 décembre 2010

A la campagne...

Bon ben voilà, Lyon c'est fini. Me voici perdu au fin fond du Limousin, avec ma baraque, mon chien et ma bagnole.

Ca pourrait paraître un brin pathétique comme ça. Ca fait des mois que diverses personnes de mon entourage essaient de me convaincre (ou de se rassurer) en me disant que je vais souffrir de la solitude, que la vie citadine me manquera, moi qui aie tellement besoin du regard des autres (paraît-il*).

Et bien je suis au regret de leur dire qu'ils avaient tort. Parfois, il faut quitter un lieu pour se rendre compte d'à quel point il nous oppressait.

Car voyez-vous, après ma rupture avec 026 fin août 2008, je m'étais juré que je ne quitterais pas Lyon, que je ne fuirais pas, que je me ré-approprierais la ville afin d'aller au delà de la rupture et de mes souvenirs douloureux. Chose que j'ai faite aussi bien que j'ai pu. Bon... La partie chaotique "ça va / ça va plus" avec 039 m'a bien pourri la période. Ceci étant, j'estime avoir tenu le château assez longtemps, j'ai gagné mon droit d'aller voir ailleurs, de changer de vie.

Et le fait est... Loin de vieux souvenirs, loin des rituels incessamment répétés des sorties en pub / bourrages de gueules, des mêmes endroits, des mêmes gens, dont pour certain on ne sait plus si on les apprécie ou si on les subit, et bien se retrouver loin de tout ça est super agréable.

Ici, je suis un inconnu vivant une vie qui n'a rien à voir avec celle qu'il vivait avant. Personne ne me connaît, je n'ai pas de passé douloureux, pas de connaissances qui vont mettre au parfum mes nouvelles connaissances de ce que j'ai vécu/fait/dit auparavant. N'être personne a quelque chose de reposant.

Plus de tentation, plus de débauche, plus de frustration, plus rien de tout ça. Juste la routine agréable du boulot, le bon air qui pue la bouse et les paysans du coin qui me regardent de travers en se demandant d'où j'arrive.

Une fois de plus, je renonce à la quête de la belle histoire. Je laisse tomber les relations mi-figue, mi-raisin où on ne sait jamais sur quel pied on dansait. Et comme de coutume, c'est en renonçant à tout ça que j'ai fait une rencontre inattendue.

La question sera de savoir quels en sont les enjeux, les difficultés, un tas de choses dont je reparlerais sous peu, car ce n'était pas le sujet de cet article.

Ici, je voulais vous dire que j'ai changé de vie, et que ma foi, ça fait vachement du bien. Voilà.

* C'est sûrement vrai d'une certaine façon puisque je continue de raconter occasionnellement ma vie sur ce blog.

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11 novembre 2010

Pourquoi on s'emmerde ?

Dans à peine un mois, j'aurais quitté Lyon, la ville qui accueille mes aventures depuis 7 ans. Je pars loin, à la campagne, où le tumulte, les frasques diverses, le défilé permanent des gens, me seront épargnés. 

Mais évidemment, je n'entendais pas me morfondre en solitaire avant l'heure, et je profite pleinement de la vie citadine avant de me repaître du calme champêtre. Depuis ma rupture dernière, et la collocation plus ou moins réussie qui m'est imposée depuis, j'ai eu un peu de mal à avoir des histoires qui tiennent la route. Dur de disposer de sa vie avec une ex hurlante dans les parages.

Il m'est apparu dernièrement un amusant paradoxe. Les femmes aiment majoritairement à penser qu'elles en ont marre des bourrins et aimeraient qu'on prenne le temps de les connaître avant de tenter l'affaire. Et ben je vais vous dire, ce sont aussi majoritairement des conneries. Récemment, je me suis fait opposer une fin de non-recevoir au 3è rendez-vous au motif de "tu n'agis pas assez". Une soirée pour faire connaissance, une seconde avec un ciné, et pouf... Voilà, je me suis pas jeté sur elle, je me suis comporté en gentleman, pour des prunes. J'y serai allé bourrin, peut-être que cette jolie jeune fille à forte poitrine serait dans mes bras, ou au moins serait passée dans mon lit, mais là non.

J'aurai d'autres exemples du même style. Naturellement, à l'inverse, les filles qui veulent de moi franchement, j'en veux pas, ou qu'en amie, et ça va pas non plus.

Mais du coup je me suis dit, pourquoi s'emmerder ? Si finalement, y aller tranquille n'apporte rien, y aller bourrin ne comporte guère plus de risques. Quelles conséquences ? Les mêmes, finalement, mais dans le 1er cas, on a même pas eu la chance de monter à l'assaut avant de se prendre de la poix sur la gueule depuis les remparts.

Et ma foi, ça marche. C'est ça le drame. Rien à foutre de rien, si t'es pas d'accord c'est pareil, et je resterai chez toi si je veux ce soir. On se sert, elles en redemandent. Et moins on en a à foutre, plus elles s'accrochent. Sérieusement quoi...

Ya plus qu'à espérer qu'au milieu de tout ça, il en sorte quelque belle histoire. Parce que ça va pas pouvoir durer une éternité de cette façon là.

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04 septembre 2010

La possibilité d'une relation

Il faut se rendre à l'évidence, savoir se mettre en couple, c'est savoir, c'est vouloir se confronter tôt ou tard au conflit ou aux concessions.

C'est là que réside le drame. Certains d'entre-nous n'ont pas envie de s'emmerder avec ce genre de choses.

Si les concessions évitent les conflits, mais qu'on n'a pas envie de faire de concessions...

S'il faut affronter les conflits pour vivre comme on l'entend, mais qu'on n'a pas envie de perdre son temps en conflits.

Pour de nombreuses personnes que j'ai rencontrées, avec qui je suis parfois sorties, on retrouve tôt ou tard l'un de ces 2 problèmes. Soit elles acceptent tout et on s'ennuie très vite à être le seul élément moteur... Soit elles veulent tout diriger et très vite, on entre en opposition et ça gueule...

Car il faut bien se l'avouer, passés les 25 ans, on crève d'envie de se poser, d'être en couple, d'avoir des enfants. Tant et si bien que cela nous aveugle. On va être plus tolérant, plus permissif, fermer les yeux sur des choses qui pourraient nous agacer, qui VONT nous agacer, par le futur, mais on met de côté, en se disant, consciemment ou non, que certaines choses sont plus importantes. Erreur. Car pour quelques années de bonheur et la joie de voir grandir son/ses enfant(s), c'est parfois quinze ans d'emmerdes successives auxquels il faut s'attendre.

L'ironie est qu'à nos âges (les plus de 25 ans donc...), on aie énormément d'ami(e)s. Les gens avec lesquels on s'entend le mieux, on ne peut plus envisager de relation avec eux. Dans certains cas, c'est au mieux (mieux vaut vivre une belle amitié que la gâcher en amour brisée), et parfois on se pose la question du "et si...". Fatalement, à terme, ne restent dans nos rencontres que les personnes avec qui on peut s'engueuler un jour ou l'autre.

Le truc, c'est que le temps passe, l'horloge tourne, et plus on avance, moins on a le temps de se construire avec le partenaire. En se rencontrant à 20 ans, on a tranquillement 10 ans devant soi. A 30, il reste maxi 5 ans. A 40... Il est temps de se grouiller. Plus on avance, plus le risque d'erreur est grand, en définitive. Et tomber amoureux reste encore et toujours le meilleur moyen de se mentir sur qui on a en face de soi. Bizarrement, on tombe aussi plus vite amoureux avec les années, ça n'aide pas.

Le temps passe...

Il arrive un moment, quand on n'a pas eu la chance de rencontrer sa grande histoire à l'heure (car oui, ça existe, j'en suis pleinement conscient), il faut se poser la question de ce qu'on attend dans une vie...

En ce moment, je me pose la question. Je ne sais peut-être pas ce que je veux, je sais surtout ce que je ne veux pas. 

Les prochaines années vont être intéressantes tiens...

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24 juillet 2010

Constat d'échec

Aujourd'hui, j'ai tiré un trait sur la seule histoire d'amour qui a bouleversé ma vie.

Regardez les articles précédents, j'ai fait mention de 026 dans celui intitulé "l'amour ne se discute pas". Laissez moi à présent vous raconter cette histoire.

Quand en 2003, j'ai ré-intégré la fac après quelques années de boulot, je me suis retrouvé entouré d'étudiants plus jeunes que moi, et honnêtement, je ne pensais pas rencontrer tant de personnes qui sont restées dans ma vie par la suite.

C'est en entrant dans un TD de biochimie (eurk) un lundi matin que j'ai remarqué 026 la première fois. elle n'était pas vraiment plus belle que les autres, mais je n'oublierai jamais cette image d'elle s'étirant sur sa chaise, ses reins se creusant, sa poitrine se gonflant, son corps s'allongeant vers le haut avec la souplesse d'une gymnaste (ce qu'elle était, devais-je apprendre par la suite). 7 ans ont passé, et je revois cette scène avec une clarté extraordinaire.

Si ma relation avec elle a d'abord été assez chaotique, elle a vite évolué en amitié poussée. Après un premier flirt raté, nous avons été très proches pendant plus d'un an, nous découvrant en soirée, au lit, au détriment de nos compagnons respectifs qui ignoraient tout de la chose, construisant une relation interdite, libre de toute entrave, dans laquelle nous nous consumions volontiers. Puis avec le temps, cette relation libre que nous pensions contrôler à eu raison de nous. L'amour s'est instillé, un 1er "je t'aime" a fusé, suivi d'un autre, et nos relations officielles n'ont pas tardé à être balayées.

Pendant un temps, nous avons cru pouvoir continuer en toute liberté, mais l'amour est un sentiment puissant, qui s'oppose à la raison en amenant la jalousie, et notre aventure de liberté est devenue une succession de contrariété qui ont amené une rupture, puis une 2è, au terme de laquelle nous avons l'un et l'autre appris que l'amour exige la confiance, la fidélité et l'engagement (et non, ces principes ne sont pas innées chez tout le monde, nous avions besoin de tester nos limites).

A la sortie de cette crise, nous étions toujours amoureux, j'avais reconquis sa confiance (croyais-je), nous vivions ensemble, voyagions, faisions des projets, réussissions nos vies, et fatalement, nous nous sommes fiancés.

Avec nos tempéraments bien sûr, le mariage n'était pas en vue, mais les fiançailles nous semblaient une belle preuve de notre engagement mutuel, et j'ai marqué ce jour d'une bague d'une grande beauté. J'étais heureux comme jamais auparavant. jamais je n'avais aimé au pont de faire ces concessions de bon coeur, de m'épanouir dans le don de moi, de vivre en espérant chaque jour faire le bonheur de celle que j'aimais.

Malheureusement, je ne l'avais pas senti, mais cet engagement n'était pas totalement réciproque. La confiance de 026 envers moi n'était jamais vraiment revenue. J'avais su oublier les erreurs du passé, mais pas elle, et progressivement, insidieusement, ces doutes l'ont rongée.

Quand elle est partie 6 semaines en stage au Québec, je l'ai accompagnée quelques temps, pour profiter avec elle de cette expérience, visiter Montréal et New York, et faire de cet été 2008 un souvenir impérissable. Il l'est devenu, mais pas pour les raisons que j'imaginais. Je suis rentré en France le 7 juillet, nous nous sommes quittés sur un "je t'aime" à l'aéroport. Je ne me doutais pas à cet instant que ce serait le dernier.

J'étais content de rentrer, content d'apprendre qu'elle venait de rencontrer un autre Français dans son entreprise, avec qui elle pourrait mieux profiter du pays qu'elle connaissait fort peu. J'étais content qu'ele ai rencontré l'homme qui a précipité notre rupture.

6 semaines, ce n'est pas long. Je me suis retrouvé seul à Lyon, mes amis étaient tous absents, en vacances, pas disponibles, j'ai passé 21 jours sans voir une seule de mes connaissances et je comptais beaucoup sur 026 pour m'aider à prendre mon mal en patience, pensant naïvement que je lui manquais aussi en retour.

Il s'est avéré qu'à mesure que je m'enfonçais dans la solitude, elle se créait de nouvelles relations. Que je reste connecté sur MSN jusqu'à 7h du matin à cause du décalage horaire ne semblait assez dévoué pour qu'elle daigne s'y présenter plus d'un quart d'heure entre 2 sorties. Puis elle a commencé à oublier, à ne plus trouver le temps. Quand j'ai revu enfin une amie en France de mon côté, à une soirée où j'avais invité 40 personnes et qu'elle avait été la seule à répondre présent, 026 l'a mal pris et ses doutes se sont ajoutés à son absentéisme de plus en plus poussé. Je n'étais plus "nécessaire", elle voulait s'émanciper, et me ressentait comme un boulet à ses pieds (je la cite).

Les 3 dernières semaines d'août, elle passait ses weekends en tête à tête avec son collègue sans prendre la peine de trouver des excuses valables, et j'étais supposé ne rien dire. Je lui ai demandé de réfléchir à ses sentiments, ses attentes, son vécu et le nôtre, et de m'en parler à son retour en France qui approchait.

Le 31 août, j'ai poireauté 3h à l'aéroport car son avion était retardé, je suis venu la chercher néanmoins, et nous sommes rentrés. Je pensais qu'en me voyant, son amour reprendrait le dessus, mais c'est le contraire qui s'est passé.

Elle m'a quitté 2 heures après, a quitté notre appartement dans la semaine, et a dépensé l'argent qu'elle avait économisé pour nous en allant finalement à Paris retrouver ce collègue qui était rentré en France aussi. Alors que son absence me terrassait progressivement et bien malgré mes efforts pour ne pas me laisser abattre, elle faisait la fête, officialisait sa relation avec lui et prenait dans les 4 mois un appartement avec lui, en opposition complète avec son prétendu désir d'émancipation et de liberté. Je suis devenu un étranger, j'ai été balayé, moi qui était de son propre aveu son "repère dans l'existence". J'ai gardé alors la bague de fiançailles que je lui avais offerte, pitoyable tentative de me ré-approprier les sentiments que j'avais donné sans compter.

J'ai toujours espérer qu'elle revienne. Le ferait-elle aujourd'hui que je serai peut-être encore assez bête pour vouloir y croire. Mes sentiments n'ont pas baissé, malgré les 2 années passées et nombre d'autres relations. Il y a 15 jours, je me suis cru la force de la revoir (elle en a fait la demande) et j'ai craqué comme une fillette.

2 ans de mascarade et de fausse vie sentimentale, malgré moi, malgré mon tempérament, en désaccord complet avec tout ce que j'ai toujours cru être. comment croire encore en l'amour quand on a été dégagé aussi vite ? Je pense que de nombreux ex se posent la même question que moi.

Pourtant, je n'ai fait que lui souhaité d'être heureuse, même avec lui, et ai eu pour elle autant de respect que possible, ne me laissant pas aller au lot coutumier des mesquineries que l'ex déçu balance à celui/celle qui est responsable de ses malheurs. trop gentil peut-être.

Vers 14h30 aujourd'hui, seul sur un pont au dessus du Rhône, j'ai regardé un long moment cette bague que je gardais en souvenir des "erreurs à ne pas répéter", puis je l'ai lâchée. Dans un film, on aurait un magnifique ralenti sur sa chute, mais pas dans la vraie vie. Cet instant n'a pas été aussi solennel que j'aurai voulu qu'il soit.

C'était ma dernière attache à elle, qui sort de ma vie, s'échappe, se rend inaccessible. J'espère qu'après ça, la mémoire me rendra la vie plus facile ne acceptant que son souvenir s'échappe.

"and the rest is silence"... comme dit la chanson.

Posté par celibatman à 21:42 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

01 juillet 2010

Un mars et ça repart !

Je me souviens bien de cette journée, elle se passe quasiment jour pour jour 12 ans en arrière. J'ai presque 18 ans, il reste quelques semaines avant de passer le bac. 

A ce moment là, dans ma vie, les filles tiennent une place essentielles, mais juste dans ma tête. Elles ne me regardent pas, me parlent rarement, et j'avoue m'y être fait. Pourtant, cette année là, j'ai pas mal changé, physiquement et moralement, et avec le recul, je me rends compte que les choses évoluaient petit à petit, et que sur le coup, je n'y ai pas vraiment fait attention. J'avais changé de style vestimentaires, perdus quasiment 20 kilos, fait ami-ami avec des filles sans plus être aussi gêné qu'au temps de ma prime adolescence. De là à penser qu'une d'entre elles voudrait sortir avec moi, j'étais loin du compte.

Et pourtant. Un matin parmi tant d'autres, je pars au lycée, la tête dans le cul, mais bien comme il faut. Je m'assois, seul, dans un coin, casque sur les oreilles (j'avais un super lecteur minidisc, une révolution ! qui aurait cru que le mp3 allait débarquer et changer nos vies musicales à jamais ?), et je bloque donc par la fenêtre, regardant défiler ma petite campagne sur le trajet.

Dans mon coma matinal, je réagis à peine quand une fille approche lors d'un des derniers arrêts, et me demande si elle peut s'asseoir à côté de moi. J'enlève mon sac, lui dis "ok" et je replonge dans mes pensées.

A un moment j'entends "tu t'appelles Mickael non ?". -Bah non, ce n'est pas mon nom.- et je m'empresse de la dérouter. Quand je vous dis que la probabilité d'intérêt d'une fille envers moi ne me traversait pas l'esprit... Heureusement pour moi, elle insiste, et on commence, bon gré, mal gré, à papoter un peu. Ce qui se passe à ce moment là est assez dur à expliquer, mais je vais essayer quand même. Avec les années, j'ai émis une petite théorie là-dessus. Jugez plutôt.

Mon père, et son père avant lui, ont toujours été des hommes à femme. Il semble que ce soit dans la génétique de la famille, si j'ose dire. Moi évidemment, ce n'était pas mon cas, mais ça devait être endormi quelque part. en l'espace de quelques jours, moi, l'éternel célibataire, j'ai senti que j'avais un ascendant sur une fille, qu'elle était demandeuse et non moi, et que je pouvais décidé de satisfaire ou non son envie. C'était extrêmement grisant. Très vite, j'ignore comment, j'ai appris et compris comment fonctionnaient les mécanismes de l'attirance et j'ai commencé à en jouer.

De "mon dieu, une fille me parle", je suis passé à "hmm, salut miss, je t'ai manqué ?", et ma gène a fait place à une assurance complice qui mettait en valeur confiance, sympathie et attraction. Avec le temps évidemment, j'ai appris aussi que ce système a des limites, et qu'on n'est pas toute sa vie une belle gueule de 18 ans. Mais je vous garde ça pour le moment opportun.

Toujours est-il qu'en ce mois de mai 1998, je fais le joli coeur avec 01 pour la première fois de ma vie, l'emmène en soirée (typiquement, les soirées disco faites dans les campagnes où le DJ essaie de recréer dans une salle des fêtes l'ambiance d'une boite de nuit. Celui de chez nous s'y débrouillait très bien d'ailleurs), la voit en dehors, vais chez elle et de file en aiguille, lors d'un slow délicieusement mièvre, à entendre hurler Céline Dion ou Lara Fabian, je lui vole mon tout premier baiser.

 

Au final... Ca durera 2 mois, tant bien que mal, je vais pas aimer ses copains, la trouver un peu quiche, essayer de passer au sexe sans succès évidemment et la larguer parce que j'en aurai marre. On est bien mieux seul que mal accompagné. Cet adage est toujours valable aujourd'hui.

Pourquoi je reviens là-dessus ? Haha ! Parce que ma belle histoire s'est effondrée, et je me rends compte de tout ce qui a été caché, et qu'une fois de plus j'aurai du être bien plus vigilant ! Et ouais, ça repart en couille, fallait s'y attendre.

Dans ma prochaine diatribe, je vais vous raconter ce qui m'arrive, vous allez voir, c'est pas piqué des vers. Sur ces entrefaits, j'espère que tout le monde crève bien de chaud et profite de cet été qui s'est fait désirer. Tchao !

Posté par celibatman à 19:36 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]

02 avril 2010

Ben mince...

Ca continue d'aller bien.

Quand j'ai ouvert ce blog, quand j'ai décidé de vous faire partager mes modestes pensées, j'étais convaincu que quoique je fasse, le célibat serait toujours au bout du chemin.

La dernière fois que je me suis investi dans une relation, elle m'a pétée au nez quand je croyais avoir enfin accompli quelque chose, et ça a chamboulé ma façon de voir les choses pendant plus d'un an et demi. Quelles qu'aient été mes relations pendant ce temps là, elles ont toutes tourné court très vite pour X raisons que je ne vais pas étaler plus que ça n'a déjà été fait dans les articles précédents.

Ca me rappelle mes débuts, à 17 ans, mes premières copines, ce nouveau monde ouvert à moi, où chaque fille était un fruit délicieux qu'il fallait que je goûte. Chaque femme était un joyaux, une curiosité, et même si j'étais bien avec celle que j'avais, il me fallait la quitter pour voir ce qui était différent chez les autres.

Entendez bien, je n'ai jamais quitté ou trompé par lassitude (enfin si, quelques fois quand même, mais ce n'est pas le cas majoritaire), mais plutôt par curiosité de ce qui était ailleurs. Parfois c'était bien, mieux, pire, différent, qu'importe. C'était nouveau. J'adorais ça. 

Encore aujourd'hui, il m'arrive rarement de croiser une fille sans me demander ce que ça serait avec elle. Serait-elle douce, câline, passionnée, belle une fois nue, entreprenante, réservée, allez savoir... Pourtant, ce qui a une époque m'aurait fait flirter de droite à gauche n'a plus aujourd'hui la force nécessaire pour m'attirer hors de ma présente relation.

Alors ce qui a changé ? Bonne question... Je crois avoir enfin trouvé quelqu'un avec qui j'ai pu me livrer totalement, qui me connaît et m'aime pour mes défauts autant que mes qualités, et qui m'apporte tellement que toutes les promesses de l'extérieur semblent ridicule en comparaison. Oh certes, ce n'est pas idyllique, on s'engueule parfois, on se fait la tronche, on se réconcilie, pas grave. Je ne mets pas vraiment le doigt sur La différence qui change tout, mais je cherche, je cherche, et je vous livrerai les réponses si j'en trouve. La réponse se trouve peut-être dans un précédent article qui se concluait par cette phrase simple : "Quand on s'aime, on s'aime, c'est tout."

Mais je m'étale, je m'étale, et ce blog va perdre de sa substance si je rentre dans mes états d'âme guimauve du moment. J'ai promis l'autre fois que j'allais revenir sur mes jeunes années, il va être temps de se pencher sur la question.

Nous sommes en mai 1998, le bac approche. Dans le car qui nous emmène au lycée le matin, une fille s'assoit à côté de moi. Elle s'appelle 01... Ca commencera avec ça.

La prochaine fois.

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02 février 2010

On écrit peu quand tout va bien...

Les lois de Murphy sont rigoureuses là-dessus : C'est quand on commence à écrire sur le célibat qu'on se met en couple durablement. Et que du coup on n'a rien à écrire.

C'est ballot hein ?

Et pourtant, c'est bien la raison de mon long silence. De nouveau en couple, avec une ex 2 fois, et je l'espère pour un bout de temps. Note en passant : Je sais, j'ai dit que ressortir avec une ex ça ne marchait pas. Je vais essayer de prouver que re-ressortir avec une ex, ça peut marcher.

Au final, quand tout va bien, on n'a rien à raconter, surtout sur un blog où on parle de soi. Pourquoi ? Parce que quand tout va bien, on n'a plus rien à critiquer. Et si on ne critique, pas d'arguments, et donc à terme, fatalement, pas de discussion. Ca vaut encore plus quand on écrit en solo pour des lecteurs hypothétiques (vous existez au moins ?).

Prenons MSN avec les gens qui vont bien.

Machin dit (20h22) : Salut ! Ca va ?! :-D

Truc dit (20h23) : Ouais, bien et toi ? ^^

Machin dit (20h23) : Ca roule merci.

Et ça s'arrête là... Va enchaîner là-dessus ensuite... Alors qu'au minimum, un "ça va pas" entraîne un "pourquoi" et la conversation peut commencer. Si on se sent l'esprit d'un psy évidemment. Moi, ça dépend des jours.

Bon allez, je me cache derrière des généralités. Des critiques, on peut toujours trouver à en faire, c'est pas difficile. En célibataire, je peux me plaindre de la connerie du monde entier. En couple, je peux me plaindre de la nécessité de faire des choix, des personnes qu'on doit supporter ou arrêter de voir par égard pour l'autre, des ex qui débarquent et entraînent des engueulades ALORS QU'ON N'A RIEN FAIT (ils disent tous ça... Moi aussi, sauf que moi c'est vrai) etc etc etc... Je pourrais continuer longtemps.

Tout ça pour dire qu'en définitive, je suis en couple, ça se passe bien et que forcément, j'ai un peu moins la rage après le monde entier.

Bon, à la prochaine, je reprends l'histoire de ma vie que j'avais laissée à mes dix-huit ans. Vous allez voir, il se passe plein de choses.

Patience en attendant !

Posté par celibatman à 21:40 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

27 décembre 2009

Cassage de gueule et conséquences

Mon nez pisse le sang, j'ai une méchante bosse au front, ma gorge me fait mal d'avoir été trop serrée.

Pourquoi ? 

La bonne question que voilà. Tout ça parce qu'hier, un énième "gros lourd de soirée" a eu une réaction un plus violente que d'habitude, que je n'ai pas vu venir et qui m'a mis dans un sale état.

Considérons les choses.

Je suis dans mon pub de prédilection, j'y connais toute l'équipe, j'y vais depuis des années, c'est un peu ma seconde maison. Je suis avec ma copine, chacun nous a vu collés, il n'y a pas de doutes sur l'état des choses. On picole pas mal, on danse, on rigole, on passe une bonne soirée. A côté de nous, au bar, il y a deux messieurs qui boivent un coup, ils ont l'air calme, ils discutent, tout va bien pour tout le monde.

Puis vient la fin de soirée, et ma copine passe devant l'un des deux pour prendre ses affaires et revient vers moi. Et là, je vous le donne en mille, avec moi à côté, un des deux lui attrape la tête à deux mains, la force à se tourner, et lui fout sa grosse langue dégueulasse dans la bouche sans demander la permission de personne.

Choisissant la solution de diplomatie, j'attrape ma copine, tapotte l'épaule du gars et lui dit, poliment, calmement, que c'est ma copine et que ça se fait pas, ce genre de choses.

Il aurait pu être gêné, s'excuser, rire, voire même en avoir rien à foutre. Au pire, ça se serait arrêté là et basta. Mais non, dans un éclair de grande intelligence et de raffinement très éclairé, il s'est contenté, sans mot dire, de m'attraper à la gorge et de serrer jusqu'à ce que je ne puisse plus respirer.

Et de maintenir la prise... Et puisque je ne bougeais plus, occupé que j'étais à essayer de trouver de l'air pour chasser les étoiles devant mes yeux, il s'est dit que me coller un coup de boule serait une bonne idée. Une fois moi par terre, son comparse se dit que tant qu'à faire il devrait en profiter aussi et m'en recolle un. Choqué, secoué, et malheureusement alcoolisé, ce qui ne facilitait pas ma compréhension de ce geste, j'ai du attendre quelques interminables secondes que l'entourage réagisse et me file un coup de main.

Alors voilà, bande de mâles primaires, je vous adresse une question, à vous et à tous les autres de votre engeance, parce que vous courrez les bars, accompagnés de votre connerie et de votre force brute, et que vous êtes bien trop nombreux à mon goût. En quoi, un acte de violence de ce type, en traître, se présente-t-il à vos yeux comme la réaction logique à une tentative vile de votre part de vous approprier de force une fille qui a trop bu, qui de plus s'avère être déjà prise ?

Où est l'intérêt ?

C'est trop dur de se trouver une fille tout seul ? Trop dur de se payer trois grammes de cerveau pour faire connaissance et réfléchir, séduire ? Trop dur de reconnaître un tort et d'écraser son orgueil deux minutes ?

C'est plus simple de se servir ? Plus simple de traiter les filles comme de la marchandise, leur copain comme quantité négligeable ? Plus simple de répondre par la violence à tout type de remise en cause ?

Je ne comprends pas. J'essaye mais vraiment... La connerie humaine, ça me dépassera toujours.

Enfin... voilà, on fait du sport pour être en forme, on se pense en sécurité, on est entouré d'amis, on n'est pas gringalet, ni impressionnable, on se croit capable de gérer ce genre de chose, quand on y pense au calme.

Et pan, parfois ça arrive. La connerie frappe n'importe, n'importe quand.

Et la connerie, elle fait mal.

Posté par celibatman à 19:35 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]